Diagnostic

Eco-quartiers, résidences intergénérationnels, zones d’activités basées sur une économie circulaire, habitats coopératifs… fleurissent dans les paysages français. Ils convient d’interroger ces nouvelles formes pour que celles-ci se diffusent au sein du territoire, et ce de manière adaptée à chaque contexte communal.

 

ZONES RESIDENTIELLES ECOLOGIQUES

En Haute Mayenne ; ce sont plus particulièrement des zones résidentielles plus écologiques qui commencent à émerger. Ces lotissements d’un nouveau genre ont pour objectif une réduction importante de l’empreinte écologique de chaque habitation (la consommation d’énergie au m2, les déplacements, la production de déchets, les matériaux de construction utilisés...).

Des questions?!


> Comment intégrer le contexte local dans des nouvelles pratiques pour allier innovation – identité – appropriation du territoire par les habitants ?


> Comment travailler sur les freins identifiés empêchant la naissance de ces formes émergentes au sein des paysages ? (a prioris des habitants, peur des élus…)


> Est-ce que le fait que les maisons ainsi construites soient «plus écologiques », suffit à justifier l’implantation de ces nouveaux espaces résidentiels, et à les considérer comme réels facteurs de développement durable (au vu d’autres problématiques telles que : l’étalement urbain, l’intégration du bâti dans le paysage, la densification* des centre-bourgs, la limitation du transport, etc.) ?



REDENSIFICATION  ET DIVISION PARCELLAIRE
 
Le principe de la redensification* pavillonnaire s’attache à une démarche que se développe de plus en plus et qui consiste à « refaire la ville sur la ville ». Ce processus qui concernait jusqu’alors principalement les centres d’agglomérations, s’étend aujourd’hui aux quartiers pavillonnaires.

Dans certains territoires de Haute-Mayenne, la création ou révision du PLU*, l’arrivée des transports collectifs dans certains quartiers, le vieillissement de la population ou l’amorce d’un renouvellement générationnel pourront favoriser le lancement d’une réflexion collective sur la mutation de ces quartiers.

Généralement, ces évolutions prennent deux formes : soit la production de petits collectifs par démolition-construction, soit la production de maisons individuelles en fond de parcelle  par « division parcellaire ». Ce second cas relève d’une

 



densification* dite « douce » et « diffuse » qui pourrait particulièrement s’adapter au contexte nord-mayennais (quelques exemples ont déjà vu le jour dans certains bourgs).

Des questions?!


> Les réglementations actuelles concernant le parcellaire dans les lotissements peuvent-elles constituer des obstacles à ce type de démarche ?


> Ne nécessitant a priori aucun investissement public, ces pratiques sont-elles effectivement réellement avantageuses pour les collectivités ?


> Ces pratiques peuvent-elles s’accorder aux modes de vie plutôt individualistes des habitants : comment assurer, malgré la division des parcelles*, le respect de l’intimité de chacun ?

 

URBANISME ET ECONOMIE CIRCULAIRE

L’économie circulaire propose de reconsidérer le logique du « extraire, produire, consommer, jeter » (=économie linéaire) à travers un système alternatif basé sur le cycle des écosystèmes :

les déchets des uns sont récupérés pour devenir des ressources pour d’autres. Cette économie est fondée sur la logique du circuit court, qui doit ainsi s’adapter aux particularités locales.

 

Si les principes des circuits courts sont fréquemment réduits au seul champ alimentaire, leur émergence dans celui de l’aménagement représente une occasion privilégiée de repenser nos modes de consommation au sens large, de notre habitat à nos déplacements en passant par nos relations sociales elles-mêmes.

Des questions?!


> Comment, concrètement, et en milieu rural, l’aménagement peut influer sur le développement des circuits courts ?


> Comment réduire les temps et coût de déplacements en campagne grâce au développement de ce type d’économie ?


> Est-il possible de reconsidérer réellement l’organisation actuelle de la ville, en réunissant certaines fonctions afin d’y faciliter l’accès ? (doit-on éviter le développement des commerces en marge des villes, peut-on réintégrer l’ensemble des fonctions près des zones d’habitation?)


Site internet des AMAP (Association Pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) en Mayenne


ENJEUX :

 

Socio-cuturels
> Anticiper les phénomènes sociaux que peuvent générer de nouvelles formes urbanistiques (isolement, ghettoïsation, etc.).

Environnementaux
> Anticiper les impacts environnementaux des nouveaux aménagements tout au long du projet : conception, construction, utilisation, requalification, voire démolition...


 

 

 

Economiques
> Encourager l’innovation dans les secteurs du bâtiment, de l’aménagement et des travaux publics.

Liés à la gouvernance
>  Co-construire les formes émergentes avec les habitants afin qu’elles soient adaptées au contexte local.
En amont: anticiper et intégrer les changements (démographiques, modes de vie, etc.). En aval: accompagner les changements induits (réduction de la taille des parcelles, etc.) auprès de la population.


Diagnostic
Cliquez sur le lien et téléchargez les pages sur les Formes émergentes.
URBANISME_FormesEmergentes.pdf
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 Ce site est géré par l'équipe du Conseil de développement de Haute-Mayenne.

 

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