Ce lexique est nourri d’ouvrages, de sites de références et des propos échangés au sein du groupe de travail du Conseil de développement constitué pour sa rédaction, auquel se sont joints des membres de l’association ID Environnement afin d’assurer une relecture avisée.
Il s’agit ici d’apporter quelques éléments d’explication sur des notions employées dans le livret de synthèse. Sans volonté d’exhaustivité, ce lexique souhaite être avant tout une base de compréhension commune pour des lecteurs provenant d’horizons différents…

Envie d’aller plus loin ? La bibliographie numérique des documents sur lesquels nous nous sommes appuyés est disponible sur le site internet du Conseil de développement et en version papier au bureau de l’association.

 

AMENAGEMENT : Ce terme renvoie à l’action d’aménager un local, un lieu ; au résultat de cette action. Au sens géographique, cela correspond à la transformation volontaire d’un espace au bénéfice de la société qui l’occupe.

BASSIN VERSANT : Il correspond à la surface dans laquelle les eaux de pluie s’écoulent vers un même cours d’eau. L’étendue est délimitée par la ligne de partage des eaux, qui alimente un même fleuve, lac ou rivière (en eaux superficielles ou souterraines).

BARRIERES CANADIENNES : série de barres de fer disposées au sol, permettant de ne pas mettre d’obstacle à la circulation (des piétons, vélos, ...) mais empêchant le passage des animaux.

BIODIVERSITES : Le terme biodiversité est utilisé pour désigner la diversité biologique du monde vivant à tous les niveaux : diversité des milieux (écosystèmes), diversité des espèces, diversité génétique. Une définition officielle de la biodiversité a été donnée en 1992, dans le cadre du sommet de la Terre de Rio de Janeiro (cf. Convention sur la diversité biologique : http://www.cbd.int).

BOCAGE : Il désigne un paysage composé d’un réseau de haies construit par l’homme.
Le bocage atlantique, dans lequel le bocage du Pays de Haute Mayenne s’intègre, s’accompagne en général d’un habitat plutôt dispersé (fermes isolées, hameaux), de parcelles de cultures et de prairies entourées de haies. Souvent cette organisation (haies, enclos) donne l’impression d’un pays boisé.

CADASTRE : C’est un registre public sur lequel sont inscrites avec précision les propriétés foncières publiques et privées.

CORRIDORS ECOLOGIQUES : Le corridor est synonyme de couloir et de passage. Les corridors écologiques correspondent à des couloirs où ont lieu des circulations d’espèces. Ce sont des éléments linéaires du paysage, comme les haies, les rivières et les ruisseaux. Ils assurent des rôles importants de circulation d’énergies et d’espèces, mais aussi des fonctions de filtres et de barrières.

DENSIFICATION : C’est l’augmentation du nombre d’objet par rapport à une surface définie. Pour exemple, l’augmentation du nombre d’habitants sur un espace urbain s’intègre à la densification urbaine.


DENT CREUSE : Une dent creuse est, en urbanisme, un espace non construit entouré de parcelles bâties. Au sein des haies, il est aussi possible de parler de dents creuses, ou encore de « trouées ». Dans ce cas, il s’agit d’un espace sans arbre ni arbuste au sein de la haie.

DRAINAGE : Le drainage, au sens strict, correspond à l’évacuation de l’eau en des canalisations artificielles, aériennes ou souterraines (drains), par gravité ou par pompage, en vue d’assèchement ou d’épuration. Au sens large, le drainage correspond à l’ensemble de la circulation des eaux d’un bassin versant.

ENERGIE : Les énergies sur terre sont de trois ordres : solaire, terrienne (produite par le globe lui-même, incluant la géothermie, l’énergie volcanique) et liée à la rotation de la Terre (avec par exemple l’énergie cinétique).
On appelle énergie renouvelable, celle qui est constamment entretenue par le rayonnement solaire, la rotation de la Terre et l’énergie interne du globe. L’énergie des cours d’eau (hydraulique), des marées (marémotrices), des vents (éoliennes), la géothermie, les bioénergies sont considérées, par exemple, comme renouvelables, contrairement aux énergies fossiles comme le charbon, le pétrole et l’uranium.
Concernant les formes moins classiques de l’énergie : il apparaît que le travail humain peut-être créateur d’énergie.

ENFRICHEMENT : Passage progressif à l’état de friche. (voir Friche)

ESPACES VERTS : Tout ce qui, en ville ou autour des villes, introduit des arbres, pelouses et autres formations végétales. On comptabilise surtout les espaces verts publics, mais il en est de privés (comme les jardins, les parcs). Ces espaces peuvent avoir une dimension multifonctionnelle (lieux récréatifs, écologiques, alimentaires, de rencontres notamment intergénérationnelles, …)

ETALEMENT URBAIN : Il désigne le phénomène de développement des surfaces urbanisées en périphérie des villes. On parle aussi de périurbanisation.

FRICHE : Ce terme désigne un terrain ou une propriété sans occupant humain actif, un terroir délaissé ou une zone abandonnée par l’homme, qui n’est en conséquence pas, ou plus cultivé, productif ni même entretenue. Par exemple, on parle de friche artisanale, industrielle, agricole, lorsqu’il n’y a plus d’activité sur ces espaces.

GESTION DIFFERENCIEE : C’est une façon de gérer les espaces verts, qui consiste à ne pas appliquer à tous les espaces verts la même intensité, ni la même nature de soins. Autrement dit, cela revient à appliquer le mode de gestion le plus adapté à l’espace en essayant d’être le plus écologique et économique possible tout en répondant à la demande sociale de ce lieu.

HAIE : C’est un élément linéaire du paysage composé d’arbres et d’arbustes géré par l’homme et destiné à clôturer un espace. Les principaux usages sont ou ont été : le marquage du territoire, la clôture, la production de bois, de fourrage, la protection contre le vent et le soleil, la maîtrise de la circulation de l’eau et la protection des sols.

OPENFIELD (anglais : champ ouvert) : C’est un terme géographique désignant des plaines ouvertes.
Historiquement, c’est un mode d’organisation de l’activité agricole dans certaines régions de l’Europe occidentale médiévale, qui a laissé des paysages découverts (absences de haies) avec des villages groupés.  Ces paysages d’openfield occupent essentiellement les vastes plaines et plateaux du centre de l’Europe.
De nos jours et localement, le terme « openfield » est parfois utilisé pour désigner des secteurs de bocage où de nombreuses haies ont été détruites laissant la place à de vastes champs cultivés.


PARCELLE : C’est une étendue de terrain délimitée et définie par sa double appropriation : propriétaire ou exploitant et son affectation au sol. C’est, par étymologie, une part de quelque chose.
La parcelle de propriété est la parcelle cadastrale. La parcelle d’exploitation est l’unité physique du travail agricole (champ, vigne, verger). Le lot d’un lotissement est également une parcelle.
Dans le paysage, seules les parcelles d’usage (parcelles d’exploitation et leurs équivalents urbains) se voient. L’observation du paysage donne une idée de la structure des exploitations, mais non de la propriété, que seul le cadastre permet de connaître.

PATRIMOINE : du latin patrimonium signifiant « Héritage du père ». Possession, actif, bien propre d’une personne ou d’une société. Par exemple, le patrimoine culturel correspond à l’héritage commun d’un groupe. La conservation du patrimoine a évolué, tant sous son aspect naturel que construit ; le mot évoque alors les sites, monuments, œuvres d’art, us et coutumes…
Au sens architectural, on parle de patrimoine pour évoquer l’ensemble des monuments et constructions présentant un intérêt particulier.

PLU : Le plan local d’urbanisme (PLU) est un document d’urbanisme qui, à l’échelle d’une commune ou d’un groupement de communes (EPCI), établit un projet global d’urbanisme et d’aménagement et fixe en conséquence les règles générales d’utilisation du sol sur le territoire considéré.

REMEMBREMENT : correspond à la redistribution des parcelles d’une ou de plusieurs exploitations, destinée à les regrouper en blocs moins nombreux, plus vastes, de forme régulière et plus facilement accessible (notamment avec la mécanisation de l’agriculture). Rapidement réalisé dans les pays de grandes cultures du Nord de la France, le remembrement a progressé moins vite dans l’Ouest, dont il a changé la physionomie en favorisant le regroupement de parcelles et la disparition des haies à l’intérieur de ces grandes unités.

RIPISYLVE : Elle regroupe les formations végétales dont les arbres, arbustes et plantes, qui se développent sur les bords des cours d’eau ou des plans d’eau situés dans la zone frontière entre l’eau et la terre.


TELE-TRAVAIL : Cela désigne le fait de travailler à distance (à domicile par exemple, ou dans des espaces partagés dits de «co-working») en ayant à sa disposition tous les outils modernes liés à la communication.

TRAME VERTE ET BLEU (TVB) :  Cette notion, introduite lors du « Grenelle de l’environnement » en 1997, se décline en programmes d’action visant à enrayer la perte de biodiversité Française. Elle est constituée de l’ensemble du maillage des corridors biologiques, des « réservoirs de biodiversité » et des zones-tampon ou annexes (« espaces naturels relais »). La notion de « vert » fait référence aux éléments terrestres et la notion de «bleu» aux éléments aquatiques et humides.

UNITE PAYSAGERE : Cela correspond à une portion de territoire au sein de laquelle les différents constituants, les ambiances et les modes de perception présentent une homogénéité. La Haute Mayenne en comprend trois : les Marches de Bretagne, la Vallée de Mayenne et les Collines du Maine.

VERNACULAIRE : propre à un pays, à une ethnie… L’architecture vernaculaire correspond à un mode d’habitat traditionnel dominant dans un secteur géographique donné. Elle est en relation avec les ressources naturelles locales, les activités économiques, la culture, etc.


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