Atelier d'écriture à la Roseraie de Chailland

Le conteur Chaillandais Paul Bançais, a accepté d'accompagner le Conseil de développement dans l'organisation d'un atelier d'écriture autour des paysages. Déjà partie prenante dans un projet de chorale contée avec le Choeur des Collines et Andochorus, Paul Bançais a rapidement proposé de lier cet atelier à une représentation de L'Arbre au Grand Choeur, lors des Rendez-Vous au Jardin organisé par la municipalité de Chailland.

C'est ainsi qu'une quarantaine de personnes ont été invitées à écrire, assis dans l'herbe, au milieu de la Roseraie de Chailland. Divisés en trois groupes répondant à des contraintes différentes, ils ont produits des textes de tous horizons.

Chailland, le 2 juin 2013

graphisme: Alicia Saporito
graphisme: Alicia Saporito

Les textes produits lors de l'atelier:

A partir de différentes contraintes: "Ecrivez la suite", "utilisez la liste de mots pour produire un texte", etc.

LE TELEPHONE PORTABLE SONNE. LA VIEILLE DAME SORT DE LA MAISON ET CRIE AU GRAND ARBRE :

« C’EST EUGENE-ANTOINE, L’HOMME RICHE, IL VEUT VOUS PARLER. »

 

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Bonjour grand arbre, tu vas bien mieux depuis que j'ai remis la terre. N'oublie pas d'aider le petit arbre de la vieille dame car grâce à lui je n'ai pas pu te déplanter. Depuis je suis devenu jardinier, bien sûr je prends garde à ne pas déplanter les grands arbres comme toi et je créée de jolis espaces !!!

Prend soin de toi, à très bientôt …

Mayenne, 21 mai, Simon, étudiant à Sées

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Merci lui dit l’homme riche, cette année passée en ta compagnie m’a ouvert les yeux. Pendant ces deux ou trois jours j’ai vendu mes actions, mes usines de pétrole et je suis parti replanter des arbres dans la forêt amazonienne et aussi la protéger pour empêcher la déforestation. Grâce à toi j’ai pu apprendre de mes erreurs et je me suis rendu compte que l’argent ne fait pas le bonheur.

Mayenne, 21 mai, Romain, étudiant à Sées

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« L’homme riche est dans son bureau à la Défense, entouré de métal et de verre, de retour dans un monde minéral et rude, difficile. Il a du mal à manier la souris de son ordinateur qu’il ne sent plus dans sa main calleuse, du mal à effleurer avec ses doigts rugueux l’écran du nouveau téléphone portable qui lui a été remis à son retour dans le monde.

Ce matin, il a une décision à prendre : fermer la dernière usine textile de Mayenne qui appartient à son groupe mais n’est pas assez rentable selon tous ses directeurs financiers et délocaliser la production en Chine en vendant le savoir-faire, les motifs de ce territoire.

Avant de décider, il veut entendre, il veut parler à son arbre. La vieille dame tend le portable à l’arbre. Et l’arbre murmure à l’oreille de l’homme riche : invente un nouveau motif, laisse faire ton imaginaire et celui du territoire, fais-toi, fais-nous confiance. L’homme riche sourit.

Autour de lui, tous les directeurs se taisent. Un silence empli de bruissement de feuilles, un instant en suspens, oublié, qui chacun les renvoie à leur arbre et leur fais oublier les lointains bambous de Chine. »

Mayenne, 21 mai, Catherine, professeur à Sées

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 Tu vois aujourd'hui je suis pauvre, mais je suis beaucoup plus riche. J'ai compris, compris qu'on ne peut pas tout obtenir par l'argent. Ces quelques mois que j'ai passé à te recouvrir m'ont fait réfléchir sur le sens des choses. Et j'ai enfin compris leur valeur, ce qui n'avait autrefois aucun sens à mes yeux puisque je pouvais tout obtenir.

Mayenne, 21 mai, Léa, étudiante à Sées

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La grand-mère donne le téléphone au grand arbre et il raconte à l'arbre qu'il lui présente ses excuses, qu'il a failli prendre sa vie mais les ouvriers lui ont sauvés la vie mais plus, la personne qui lui a tendu le téléphone c'est-à-dire la grand-mère. Il dit à l'arbre qu'il a changé de vie grâce à lui et les personnes qui l'aiment et qu'à présent il a compris que l'argent n'est rien à côté de l'amour que la grand-mère a pour lui.

Mayenne, 21 mai, Laëticia, étudiante à Sées

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L'homme riche, qui n'entend que le bruit du vent au bout du fil se permet de profiter de l'instant qui lui rappelle tant de souvenirs, des souvenirs nombreux accumulés au cours de cette année passée auprès du grand arbre. Puis, il lui dit soudain : « grand arbre, je reviens très prochainement auprès de toi, pour passer peut être de plus, non pas à te remettre ta terre maternelle sur tes racines, mais pour te contempler autant que je le pourrais, peut être jusqu'à ce que je prenne à mon tour. »

Mayenne, 21 mai, Justine, étudiante à Sées

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« Cela fait quelques jours que j’ai repris ma vie. Ma vie avant de te rencontrer, ou plutôt mon enfer. Oui un enfer car ici, tout est fait de bitume, poussière et ciment. Ah, tu n’as jamais connu tout cela toi… Et tu ne rates pas grand-chose. Puisque j’ai l’occasion de te parler, de t’expliquer, alors je vais le faire :

La 1ère fois que je t’ai aperçu, je voulais te ramener chez moi, dans ma propre maison. Comme à mon habitude, j’ai engagé des dizaines d’ouvriers pour te déloger, te déraciner, te retirer à ta propre vie afin de te substituer à la mienne. Avant de connaître ta protectrice, je pensais que l’argent résolvait tous les problèmes, que je pouvais t’acheter comme tout ce qui compose ma vie actuellement. Mais non. Pas cette fois-ci. Quand j’ai dû travailler par mes propres mains, j’ai pris conscience que se contenter de peu apporte beaucoup sur toute une vie, toute ma vie, auprès de la nature désormais, là où toute forme de vie prend naissance… »

Mayenne, 21 mai, Dorine, étudiante à Sées

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L'homme riche téléphone à l'arbre et lui demande : « Te sens-tu bien où tu es ? »

« Où que je sois, l'essentiel est d'avoir ma couleur verte et recevoir des amis » répond l'arbre.

Mayenne, 21 mai, Karim, étudiant à Sées

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 « _Allo !

(Rien)

_Allo ?

(Rien)

_Allo !?

(des bruits de feuilles, des chants d’oiseaux)

_Allo…

(le vent s’intensifie, les bruits se renforcent) »

L’homme riche comprend : c’est l’arbre. Il se tait, il est intimidé.

L’arbre s’impatiente, crépite, attire la brise pour qu’elle s’engouffre.

L’homme riche entend : l’arbre en colère. Il reprend son souffle, apeuré, excité.

L’arbre se calme, s’immobilise. Les oiseaux se taisent.

L’homme dit : « _Merci. »

Mayenne, 21 juin, Bénédicte

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« _Bonjour grand arbre.

_Bonjour Eugène-Antoine.

_Je tiens à vous parler de la préservation de la vie. Pardon pour la grosse faute que j’ai failli commettre !

_Quelle grosse faute, Eugène-Antoine ?

_Oh ! Celle de vous déraciner ! Vous êtes si grand et si fort, vous êtes si bien enraciné dans votre terre. Je vous demande pardon parce que j’ai pris le risque de vous faire mourir.

_Oui Eugène-Antoine, mon grand corps n’aurait pas supporté ce bouleversement : fini la forêt, un grand jardin, près d’une piscine, pas d’arbre près de moi ! Que ce serait-il passé en cas de tempête, voire d’ouragan ? Et mes frères, mes amis ?

_Je te demande pardon grand arbre. J’ai été égoïste. Je n’ai pensé qu’à moi au risque de te tuer. Combien de tes frères meurent déjà remplacés par des milliers d’hectare de soja ? Ensuite, la terre sèche…. »

Chailland, 2 juin, Dominique

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« _Bonjour grand arbre, j’ai l’intention de prendre racine à côté de toi. Je laisse tomber ma vie de fou et ma richesse car ma folie et mon trésor c’est toi.

_Et si plutôt que de prendre racine tu construisais une cabane dans mes branches pour faire corps avec moi ?

_Très bonne idée ainsi au lieu d’entendre la sonnerie du téléphone j’entendrais le chant des oiseaux et au lieu de voir des pièces d’or j’admirerai le soleil flamboyant.

_Tu arrives quand ?

_Ce soir. Dis à la vieille de préparer du thé et ses délicieuses tuiles aux amandes. Je veux passer le reste de ma vie à apprendre à les faire. »

Chailland, 2 juin, Sandrine

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« _Comment ça va ?

_Beaucoup mieux depuis que j’ai de la terre sur les racines.

_Tu sais, cela m’a permis de beaucoup réfléchir pendant que je rebouchais le trou. D’ailleurs tu le sais bien je t’en ai parlé à plusieurs reprises.

_Et alors, l’as-tu prise cette fameuse décision ?

_C’est pour cela que je t’appelle, j’ai encore des doutes.

_Des doutes, tu ne dois plus en avoir. Agis avec ton cœur et ne pense plus à ton portefeuille

Et Eugène-Antoine fit comme l’arbre lui conseillait. »

Chailland, 2 juin,

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« _Grand arbre au grand cœur, ici Eugène-Antoine, l’homme riche. Merci d’avoir œuvré à ma métamorphose. Grâce à vous et à tant d’autres choses l’homme riche s’est transformé en homme au grand cœur. Naguère, je voyageais de pays en pays pour amasser fortune.

_Alors, demanda le grand arbre, que t’a apporté ta richesse ?

_Rien, répondit Eugène-Antoine.

_Alors qu’as-tu fait ? Poursuivit le grand arbre.

_J’ai continué à voyager mais cette fois pour m’imprégner des musiques de chaque contrée.

_Alors que t’ont apporté ces chants ?

_La sérénité, affirma Eugène-Antoine.

_Alors que t’as permis cette sérénité ?, interrogea le grand arbre.

_Elle m’a ouvert les yeux et depuis je vois le monde tel qu’il est. Je voyage toujours mais cette fois pour expliquer à tous la chance que nous avons, […] et que nous devons garder nos désirs plutôt que nos besoins. »

Chailland, 2 juin,

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_Grand arbre marronnier, te voilà en plein forme maintenant, c’est bientôt le printemps. La vieille dame sera si heureuse de te voir couvert de fleurs odorantes, tout l’été elle profitera de ton ombrage, puis l’automne venue, tu donneras de pleins paniers de marrons bien brillant.

Chailland, 2 juin,

…………….

« _Bonjour Eugène Antoine, comment allez-vous ? Moi je vais très bien, très très bien… A chacune de tes visites je te dirais merci de ne pas m’avoir déraciné, merci de permettre à tous les oiseaux de venir chanter sur mes branches, de faire leurs nids. J’espère aussi que quand tu viendras me rendre visite tu auras beaucoup de temps pour te reposer et bavarder avec la vieille dame à l’ombre de mes bras qui t’attendent. »

 Chailland, 2 juin, Maguy

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La dame demande à l’arbre de répondre ;

« _Bonjour Monsieur Eugène, je suis très content que tu aies recouvert mes racines, parce que je tiens mieux, le vent ne peut pas me renverser et mes feuilles seraient tombées de tristesse si j’étais parti. Et toi comment vas-tu ?

_Je vais bien je suis en train de boire un thé que m’a offert la dame et de manger des tuiles aux amandes. Tu sais depuis que je t’ai rencontré je ne vis plus de la même façon, j’ai ouvert mon cœur à la nature et j’ai compris la grosse bêtise que j’allais faire en te déracinant. Il ne serait resté qu’un gros trou à côté de chez la vieille dame. Cela l’aurait rendu très triste tu ne crois pas ?

_Oui tu as tout à fait raison, alors que c’est une si gentille dame… »

Chailland, 2 juin

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« _Y veut m’parler ? Bien passez le moi ! Je n’sais pas comment je vais bien pouvoir tenir c’t’engin ni où sont mes oreilles, mais j’vais m’débrouiller (un arbre qui parle dans un téléphone, portable en plus, ça ne s’est jamais vu, enfin….)

_Oui, c’est l’arbre, que me voulez-vous ?

_Faudrait que vous veniez à la maison pour goûter les tuiles aux amandes, elles sont à croquer ! »

Chailland, 2 juin

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« _Allo !... Oui…, c’est moi le grand arbre.

_Je suis Eugène-Antoine… Je… Comment dire… C’est un peu comme si j’étais tombé amoureux de vous… oui, c’est ça… Je vous veux ! Je ne peux vivre sans vous !

_Mais, Monsieur Eugène-Antoine, ça ne va pas, c’est quoi votre délire, un truc d’homme riche sans doute ?

_Euh ! Non… A vrai dire je ne sais plus quoi faire de ma vie depuis que j’ai entendu cette chorale gospel à New-York.

_Je sais Monsieur Eugène-Antoine, les vents m’ont tout raconté. Nous les arbres, nous avons des moyens de communication comme vous dites les humains « écolos », « durables », depuis toujours. Alors si vous aimez aussi la musique faites comme la vieille dame, venez chaque soir écouter les chansons dans les branches des arbres, celles des oiseaux.

_Hum… Hum…

_Eugène-Antoine vous êtes dur de la feuille ! »

Chailland, 2 juin

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L’arbre :

« _oui, quoi ? »

Eugène-Antoine :

 « _Que deviens-tu ?

Résistes-tu ?

Ne te laisse pas « ABATTRE ».

Ne deviens pas ce crayon avec lequel j’écris maintenant. Ce crayon qui à force s’use et finit par mourir.

Reste toujours cet arbre qui est « Force, loyauté et richesse ».

Reste-toi.

Vis jusqu’au bout.

Reste la « vie ». »

Chailland, 2 juin

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« _Hein, quoi, qu’est-ce qu’il y a, qu’est-ce qui se passe ? fit le grand arbre.

_Si, si, je t’assure, dit l’homme riche. J’aimerai tellement vivre auprès de toi et boire ce délicieux thé et ces tuiles.

_...Je… Mais je ne comprends rien à ce que tu dis ?

_Tu ne m’as pas écouté ? Je viens passer des vacances auprès de toi et de ma vieille dame préférée !

_Ce n’est pas pour me déterrer au moins ?

_... Mais… Non … Pourquoi tu dis ça ?

_Non, non, je rigole, je suis content, je vais dormir à présent… »

Chailland, 2 juin

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« C’est Eugène-Antoine, l’homme riche, il veut vous parler, il demande si vous aller bien. »

Et soudain, tous les oiseaux, qui étaient innombrables, chacun posé sur une branchette du grand arbre, les perroquets, les hirondelles, les moineaux, les pies se mirent à chanter à l’unisson une mélodie sans pareil.

« _Vous avez entendu Eugène-Antoine ?

_ Oh oui, j’ai très bien entendu qu’il se portait bien. »

Chailland, 2 juin,

………………

De son bureau, il explique : « _J’ai inventé un nouveau concept de lotissements : une habitation collective haute comme un immeuble, en forme d’arbre, qu’en dis-tu ? 

L’arbre réfléchit, il remue ses branches, dérangeant des aras assoupis.

_ Des hommes qui vivraient sur un même abri comme des colonies d’oiseaux. Dormiraient-ils tous aux mêmes heures, chanteraient-ils tous sur le même temps comme les oiseaux du grand arbre ? 

_C’est vrai que la vie était agréable pour moi auprès de mes arbres, répond Eugène-Antoine. Si les humains pouvaient ne pas se voler dans les plumes tout le temps. Je pourrais construire de grands nichoirs écologiques et gagner beaucoup d’argent !

L’arbre désapprouve et craque bruyamment.

_En fait, rétorque Eugène-Antoine, une vie agréable dépend beaucoup de l’environnement et surtout du voisinage, une vieille femme amicale me l’a appris. »

Chailland, 2 juin,

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Le grand arbre à la vieille dame :

« _Vous vous trompez, c’est à vous qu’il veut parler. Que pourrais-je lui dire ? Que c’est grâce à vous, c’est vous qui m’avez sauvé, qui nous avez sauvé, le petit arbre et moi. Je devrais lui en vouloir à cet Eugène-Antoine mais en fait je crois avoir trouvé « l’énigme » : il me voulait, il vous a vu avec votre gentillesse, votre simplicité, votre générosité, toutes qualités qu’il ne connaissait pas, voilées par son appât du gain et de l’argent. Il a pris le temps (un an) pour me soigner. C’est ce temps qui l’a transformé. Il vous a découverte, et aimée ! …

_Vous croyez ?

_J’en suis sûre ! »

Chailland, 2 juin

 

 

 

 


 

 

GARDE-FOUS _ OUTIL _ ECHELLE _ VOLET PAYSAGER _ FRACTURE _ ENERGIE _ TRANSPARENCE _ S’INSTALLER DANS LE CENTRE-VILLE _ DERIVE _ ETONNANTE _ FORME _ UTILISATION ENERGIVORE

 

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Un jeune couple vit dans une petite campagne où tout est calme, on entend les bruits des oiseaux et la rivière qui dérive. Vu de la maison, un volet paysager les fait rêver, leur donne de la joie, le sourire, de l'énergie. L'un des deux ne s'imagine pas vivre ailleurs qu'à la campagne. Mais un jour, l'homme est dans le garage pour chercher ses outils qui se trouvent au-dessus d'une grande étagère, il est obligé de monter sur l'échelle. Soudain, il tomba et eut une fracture. Ils sont obligés de partir s'installer dans le centre-ville pour être près de l'hôpital et du kiné car à la campagne il y a juste un cabinet médical. La femme étonnante n'arrive pas à admettre qu'ils vont quitter la campagne alors que la ville est pour le jeune couple jusqu'une transparence.

Mayenne, 21 mai, Laëticia, étudiante à Sées

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Ah la ville, j'aimerai m'installer dans le centre-ville mais n'est-ce pas une dérive ou une fracture dans la facture ??? Autour pourquoi pas. Étonnante solution entre campagne et ville, cela demande plus d'énergie pour aller travailler, énergivore comme diraient certains. Et bien regardons la campagne de plus près : un beau volet paysager, des garde-fous en matières d'innovation citoyenne, une transparence dans les modes de vie. Ouais ça paraît être une belle forme, on recentre l'économie à une échelle plus raisonnable, finie les chutes boursières. Créons notre économie locale avec tous les outils qui sont à portée de main. Bon, bah au travail !!!

Mayenne, 21 mai, Simon, étudiant à Sées

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La vie au centre-ville. Pourquoi s'installer dans un centre-ville ? C'est si bien de se trouver dans un environnement paisible. Être loin de là où la circulation ne s'arrête jamais et que l'air est tout le temps trouble. C'est étonnant de voir des gens qui courent vers ces endroits où on vit toujours sous le stress et que même l’énergie est toujours stressée.

Mayenne, 21 mai, Karim, étudiant à Sées

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Ce matin, pleine d’énergie, je décide de prendre le bus pour aller m’installer dans le centre-ville. Le chauffeur de bus me propose un outil ayant la forme d’une échelle ! Aujourd’hui me dit-il, il ne suffit pas de monter dans le bus, mais SUR le bus ! Quelle idée étonnante ! M’asseyant alors sur des coussins tout doux disposés sur le toit du bus, allant à la dérive, je pus découvrir tout un volet paysager… C’était beau !

Mayenne, 21 mai, Amélie

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Un homme vit son échelle, l’installa dans le centre-ville, sauta le garde-fous, se fractura la jambe gauche contre un rocher et tomba dans la rivière à la dérive.

Chailland, 2 juin, Yaël, étudiant à Sées

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L’étonnante énergie prend forme dans la transparence du volet paysager sans aller à la dérive de l’utilisation énergivore. Ne pas laisser la fracture s’installer dans le centre-ville. Garder comme garde-fous l’utilisation de l’outil à petit échelle.

Beau et « creux » comme un discours politique…

Chailland, 2 juin,

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Il avait vécu toute sa vie dans la transparence du volet paysager. Sa maison dominait la vallée dans laquelle on pouvait voir s’écouler une rivière à la forme étonnante. De temps à autre le vieil homme appuyé au garde-fou regardait les poissons à la dérive  qui semblaient parfois voler au-dessus des flots avec une énergie telle qu’on les aurait cru capables de voler jusqu’à s’installer dans le centre-ville.

Lorsqu’il voulait s’échapper il partait s’installer dans les chemins creux qui subsistaient encore malgré l’utilisation énergivore de ces exploitations agricoles irraisonnées.

Aujourd’hui, le vieil homme sentait une fracture entre ce bocage qu’il avait connu, les outils rudimentaires qu’il avait utilisé pour cultiver la terre et le risque de disparition de ces monts et vaux tant adulés. Il jetait son espoir tous les matins, espérant qu’à l’échelle du temps ses congénères soient plus éclairés.

Chailland, 2 juin, Olivier et Louis-Guillaume

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Malgré la fracture qui faisait souffrir notre père nous n’avons jamais pensé à nous installer dans le centre-ville. Nous trouvions cette maison perdue dans la campagne étonnante. Sa forme s’inscrivait parfaitement dans le paysage. La terrasse avec ses garde-fous donnait sur une rivière dont la transparence attirait l’œil. Une barque voguait à la dérive. Le volet paysager du cadre était formidable. Entreposés dans la grange, une échelle et quelques outils semblaient nous attendre. Quelle énergie il allait falloir déployer pour rénover tout cela. Mais quelle joie lorsque nous pourrions enfin nous y installer !

Chailland, 2 juin

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Il faut des garde-fous comme outils pour préserver le volet paysager et ceci à l’échelle de la planète pour éviter les étonnantes dérives sous toutes leurs formes. En effet, même à s’installer dans le centre-ville il faut éviter la fracture paysagère et mettre toute son énergie à conserver cette transparence qui nous libère et nous préserve de toutes ces machines à l’utilisation énergivore.

Chailland, 2 juin, Jean-Pierre

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L’histoire se passe dans un hôpital psychiatrique (un « garde-fous »). Un patient à la forme étonnante pour son âge décide un jour de se construire une échelle afin de s’évader. Ne possédant aucun outil, il décide de démonter un des volets paysagers afin de se servir des planches en guise de barreau. Cette activité demandant une énergie hors du commun, son idée dérive peu à peu. Il abandonne sa première idée et décide de se faire une fracture pour être transféré dans un hôpital public installé dans le centre-ville où sa transparence lui permettra enfin de s’évader en limitant ses efforts.

Chailland, 2 juin, Jean-Luc

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La forme étonnante de cet outil m’a inspiré et donné l’énergie nécessaire pour m’installer dans le centre-ville, évitant ainsi de partir à la dérive et profitant de cette fracture, j’ai ainsi eu l’opportunité de te rencontrer et de redémarrer certes au bas de l’échelle. Changements, bouleversements, nouveaux horizons, nouvelles perspectives, rencontres et découvertes autant de garde-fous nécessaires pour avancer sereinement… Et aller le plus loin possible dans ce travail de reconstruction.

Chailland, 2 juin

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C’est l’histoire d’une drôle de créature, une étonnante créature. Un sociologue vous dirait qu’il s’agit d’un élément à la dérive, vivant au bord de la société. Un psychologue, lui, vous dirait peut-être que c’est un cas très rare de…

Chailland, 2 juin

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Monté sur une échelle, bien décidé à repeindre les volets paysagers de la maison qu’il achetée afin de s’installer dans le centre-ville, se sentant dans une forme étonnante, il saisit un outil, un rouleau dont l’utilisation énergivore le mène tout aussitôt à la dérive…

Sans garde-fous, soudainement il sent glisser son support et une fraction de seconde plus tard il se réveille endolori, avec une belle fracture de l’avant-bras.

Pin Pon ! Pin pon !

L’enthousiasme et le trop plein d’énergie ne peuvent pas remplacer- toujours- la réflexion et la prudence !

Mayenne, 21 mai, Jean-Claude

 

 

 

SOLEIL _ MALADIE _ RACINE _ GLYCINE _ FENETRE _ OPTIMISME _BIEN-ETRE _ENFANTS _ MAGIE_ REPOS_ PISSENLIT_ BROUILLARD

 

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Soudain, son regard se tourne vers la fenêtre. Avec sa maladie, le soleil, la glycine, les pissenlits lui apportent du bien-être. La nature joue un tour de magie. Elle retrouve de l’optimisme.

Chailland, 2 juin, Marie-Paule

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Mon paysage préféré, qu’il fasse soleil ou brouillard, est un petit fort de l’océan pas très loin d’ici, une petite cité de caractère, comme Chailland, où par magie, en ouvrant la fenêtre et en écartant la glycine donnant sur la mer, soudain, la maladie disparait, l’optimisme revient, et nous voilà redevenu un enfant. Ce paysage chaleureux nous incite au repos, au bien-être, au retour aux racines… Même le pissenlit est en extase.

Chailland, 2 juin, Alain

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Il faisait soleil. Sortant d’une maladie qui m’avait laissée dans le brouillard, j’aperçus les racines d’une glycine qui lui permettait d’approcher de la fenêtre. Cela me rendit mon optimisme, je sentis un grand bien-être, comme par magie, j’appréciais ce repos, admirant une peinture d’un enfant tenant un pissenlit.

Chailland, 2 juin, Madeleine

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Mon endroit préféré se conçoit avec du soleil. C’est un endroit sous magie où je trouve mon bien-être. La nature fait bien les choses jusqu’à y trouver des glycines et du pissenlit et toutes les racines d’un sol riche mais verdoyant. Le brouillard n’empêche pas mon optimisme d’enfant de vagabonder.

Chailland, 2 juin, Daniel

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Un lieu idéal. Un jour comme aujourd’hui, assise sur une racine dans un champ de pissenlit. Entendant les rires des gens et les mots des enfants. Un moment magique, plein d’optimisme. Un instant de bien être à l’ombre d’un hêtre. Merci Soleil.

Chailland, 2 juin, Monique

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Lorsque j’étais enfant, alors que j’étais bloquée par la maladie, je passais beaucoup de temps à la fenêtre.

Je me souviens d’un jour, alors que j’observais la glycine, que j’avais d’ailleurs beaucoup de mal à distinguer tant le brouillard était épais, le soleil fit son apparition, les couleurs. Je ressentis alors un bien-être et d’un coup je fus prise d’un grand optimisme, c’était magique. Aujourd’hui alors que je suis au repos, je pense aux racines de mon mal-être et soudain j’ai envie de sortir cueillir des pissenlits.

Chailland, 2 juin, Michelle 

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Je suis en repos à la maison.

Chailland, 2 juin, Marie

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Dans une maison en bois au milieu d’un champ de pissenlit vivait un enfant malade. Tous les jours par la fenêtre il prenait plaisir à observer les glycines jonchant la colline. Un vieux monsieur lui avait un jour expliqué que les racines exposées au soleil constituaient l’élément principal d’une potion source de magie. Associée au repos, cette potion pouvait guérir tous les maux. L’enfant, doté d’un optimisme enchanteur décida de boire le breuvage. Dès lors, le brouillard qui enveloppait parfois son esprit se dissipa et le bien-être l’enivra.

Chailland, 2 juin, François

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Un paysage qui me fait rêver est un paysage plein de soleil. Je suis un enfant. J’aime me reposer auprès des racines de ce gros arbre.

Chailland, 2 juin, Titouan

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Pour que revienne l’optimisme enfin, l’on pourrait rêver d’un endroit plein de soleil, sous un arbre solide dont les racines bien ancrées sont garantes de sécurité.

Un endroit de repos aussi, fleuri de pissenlits, jaune comme le soleil, fenêtre ouverte sur la liberté, signe de bien-être.

Un endroit calme où un enfant pourrait se reposer, profitant du parfum des glycines environnantes. Instant de magie.

Et là, on oublie le brouillard, la maladie, la tristesse. Revoilà la vie !

Chailland, 2 juin,

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Tout à coup la maladie envahit le corps de l’enfant chéri. C’est le brouillard ! La vie devient triste. Très vite, le besoin de retrouver un peu d’optimisme s’impose. Alors profitons de tous les instants lumineux. Ouvrons nos fenêtres pour découvrir un paysage multicolore avec des senteurs variées. Quel bien-être d’observer la vie des insectes qui butinent les nombreuses fleurs dans les prairies. C’est le repos bienfaiteur !

Chailland, 2 juin, Marie-Céline

 

 

 

CHAUSSETTE_ BAIGNOIRE_ FAMILLE_ CHANSON_ CHAT_ ALIMENTAIRE_ POUPEE_

 

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Un pré, dans une maison en pierre, derrière la dune, dessus le ciel et les nuages vite. Sur le perron qui se dore au soleil un chat qui surveille d’un œil mi-clos la petite fille de la famille qui a posé ici ses valises. La petite fille joue avec sa poupée et lui chante « balan, balan, balançoire, belle, belle, belle histoire, tu m’emmènes tout là-haut… »

Le chat s’est éloigné, la chanson est emportée par le vent d’Ouest qui balaie la côte et fait presque s’envoler la lessive ; culottes, chaussettes et chemises suspendues au fil dans le pré. Un mouchoir finit par se décrocher, il virevolte dans l’air. Le chat saut, cherche à l’attraper, s’arrêter net, manque bondir dans la baignoire emplie d’eau de pluie. La maman de la petite fille y plonge son arrosoir puis verse une pluie de gouttes sur ses hortensias et les herbes aromatiques qui viendront parfumer le gigot de midi.

Mayenne, 21 mai, Catherine, professeure à Sées

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Un paysage de couleurs. Une multitude de couleurs décore désormais le territoire. Ce dernier étant toujours animé de chansons (Je n’ai pas dit chaussette hein, non les chaussettes n’ont plus de couleurs de toute façon). Seuls les animaux et bâtiments possèdent toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. D’ailleurs j’ai croisé le chat de mon voisin, il a dû mal digérer ses croquettes alimentaires phosphorescentes puisqu’il est passé du rouge, au vert pâle ! Sa famille au complet a commencé à s’inquiéter, puis est retourné chanter, dans ce territoire fais de chansons et de couleurs. Même les poupées se mettent à chanter, c’est pour dire !

Mayenne, 21 mai, Dorine, étudiante à Sées

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Au loin j'aperçois le coucher du soleil, le reflet de la lumière sur l'étendue infinie de la mer qui nous chante une chanson, telle une berceuse. Là-bas, une famille. Oui, une famille d'oiseaux de couleurs comme les couleurs diverses de ces chaussettes multicolores qui envahissent nos placards. Une poupée usée par le temps et par le sel de la mer, jonche le sol. Elle semble regarder le ciel, ce ciel de couleur orangé.

Mayenne, 21 mai, Justine, étudiante à Sées

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Au cœur d'une forêt, dans un rayon de soleil qui perse la couverture de branches. Une petite maisonnette en bois où vit paisiblement une famille. La petite dernière joue avec sa poupée tandis que ses parents chantent en cœur des chansons d'amour et de paix. Des chaussettes sales traînent à côté d'une grande baignoire encore fumante qui dégage une odeur de champ fleuri au printemps. Sur le rebord du muret, le chat observe la scène en faisant méticuleusement sa toilette.

Mayenne, 21mai, Léa, étudiante à Sées

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Mon endroit parfait serait un petit village dans une baignoire, en s’y baladant on apercevrait des familles se promenant sous la neige durant les fêtes de noël et, regardant les vitrines pleines de jouets comme des poupées ou encore les chaussettes de noël que l’on accroche au bord de la cheminée. Sur la place du village les stands du marché de noël vendent quelques denrées alimentaires, diffusent des chansons de noël et dans la neige on peut apercevoir des traces de pattes d’un chat qui est passé par là.

Mayenne, 21 mai, Romain, étudiant à Sées

 

 

 

 

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